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Les caisses d'épargne en Alsace au XIXe

Caractéristiques

Auteur et institut Nicolas Stoskopf, UHA (CRESAT)
Périodes Époque contemporaine
Thèmes Banques et entreprises
CartographeJean-Philippe Droux, Benjamin Furst, UHA (CRESAT)
EchelleAlsace
Date de création2014
SourceCarte originale
Comment citer cette sourceNicolas Stoskopf, « Les caisses d'épargne en Alsace au XIXe », in Atlas historique d'Alsace, www.atlas.historique.alsace.uha.fr, Université de Haute Alsace,

Notice de la carte

Les caisses d’épargne en Alsace au XIXe siècle

Les caisses d’épargne sont des établissements communaux créées avec l’encouragement de l’État dans un but de moralisation des catégories modestes, ouvriers, domestiques, employés et militaires. Leur développement en Alsace au XIXe siècle se fait en trois vagues bien distinctes.

Les caisses d’épargne en Alsace (1832-1870)

Mulhouse inaugure le mouvement avec la fondation de la première caisse d’épargne alsacienne qui fonctionne à partir du 1er septembre 1832 sous la présidence d’André Koechlin, maire de la ville. Elle prend en réalité la succession d’une caisse privée, née en 1827 dans le giron de la loge de La Parfaite Harmonie sous l’impulsion de Gaspard Dollfus et de Nicolas Koechlin.  Strasbourg suit en juillet 1834. Puis les créations se multiplient : 5 en 1835, 4 en 1836, 7 encore de 1837 à 1841, conformément à un mouvement national qui voit le nombre de caisses passer en France de 27 à 270 entre 1833 et 1838. En 1837, le Bas-Rhin est le premier département français avec 7 caisses. 

Une deuxième vague de création se produit dans les années 1860 à la suite d’une circulaire préfectorale de janvier 1861 recommandant la création de succursales : 6 caisses utilisent cette possibilité tandis que trois nouvelles caisses autonomes s’ouvrent à Niederbronn, Obernai et Rouffach. Niederbronn offre cependant un cas particulier : ouverte en 1839, elle ferme à cause de la crise de 1848 pour rouvrir en 1867. 

Les caisses d’épargne d’Alsace en 1900

La troisième vague commence en 1880 et s’étend jusqu’à la fin du siècle. Elle porte le nombre de caisses à environ 80 (en comptant les succursales) et aboutit à la densification du réseau, particulièrement dans le Bas-Rhin et dans le Centre-Alsace (avec 11 caisses dans l’arrondissement de Ribeauvillé et 8 dans celui de Sélestat). Cette période voit également la plupart des succursales prendre leur autonomie. Seules les caisses de Strasbourg et de Colmar créent de nouvelles succursales, surtout la première qui investit notamment la vallée de la Bruche. 

Source :

  • Bernard Vogler, « Les caisses d’épargne en Alsace de 1835 à 1869 », Revue d’Alsace n° 113, 1987, p. 191-216
  • Statistisches Handbuch für Elsass-Lothringen, Strassburg, 1902, p. 366-369. 

Bibliographie :

  • Paul Schmutz, Bernard Vogler, Antoine Moster, 150ème anniversaire de la Caisse d’épargne de Strasbourg, 1834-1984, Caisse d’épargne du Bas-Rhin, 1985
  • Bernard Vogler, « Les caisses d’épargne en Alsace de 1835 à 1869 », Revue d’Alsace n° 113, 1987, p. 191-216
  • Jean-Luc Eichenlaub, « Aux origines de la Caisse d’épargne de Mulhouse, 1827-1843 », in Bernard Vogler (dir.), L’histoire des caisses d’épargne européennes, t. 1, Les origines des caisses d’épargne, 1815-1848, Paris, Les éditions de l’épargne, Paris, 1991, p. 112-131.

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